Le Palais Galliera vit un week-end de bascule : « Tisser, broder, sublimer », consacrée aux savoir-faire de la mode, s’achève ce samedi 18 octobre, tandis que « Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle » vient de prendre le relais jusqu’au 14 février 2027.
Dernières heures pour les savoir-faire de la mode
Ouverte le 13 décembre 2025, « Tisser, broder, sublimer. Les savoir-faire de la mode » ferme ses portes ce samedi soir. L’exposition explorait les techniques d’ornement qui font la singularité des grandes maisons : tissage, impression, broderie, dentelle.
Pendant dix mois, elle a rappelé une évidence que les défilés font parfois oublier : derrière chaque silhouette marquante, il y a des mains. Celles des ateliers, des brodeurs, des dentellières, dont le travail se transmet et se réinvente de collection en collection.
« Un vestiaire à soi », la nouvelle proposition du musée
La relève est déjà en place. Depuis le 26 septembre, le Palais Galliera présente « Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle », visible jusqu’au 14 février 2027. Le titre, clin d’œil à Virginia Woolf et à sa chambre à soi, annonce le propos : comment des femmes du XIXe siècle ont fait du vêtement un territoire de liberté.
À une époque où la garde-robe féminine était un code social strict, s’habiller autrement relevait de la transgression. L’exposition s’intéresse à ces femmes qui ont détourné, emprunté ou refusé les conventions vestimentaires de leur temps.
Pourquoi ce sujet résonne aujourd’hui
Le vestiaire non genré, le tailleur féminin, le pantalon comme étendard : tout ce que la mode contemporaine présente comme des audaces récentes plonge ses racines dans ces dissidences du XIXe siècle. Comprendre d’où viennent ces batailles de tissu éclaire les collections actuelles d’un jour différent.
Les maisons ne s’y trompent pas : les silhouettes masculines-féminines dominent les podiums depuis plusieurs saisons. Voir les pièces d’époque, c’est mesurer le chemin parcouru et ce que nos dressings doivent à ces pionnières.
Le Galliera, un musée qui fonctionne par rendez-vous
Particularité du lieu : le musée de la mode de la Ville de Paris ne présente pas de collection permanente en continu. Ses pièces, fragiles, se montrent uniquement lors d’expositions temporaires. Manquer une exposition, c’est donc souvent manquer des vêtements qui ne ressortiront pas des réserves avant des années.
C’est ce qui donne à chaque programmation du Galliera son caractère d’événement, et ce qui explique les files d’attente des derniers jours, comme ce week-end pour « Tisser, broder, sublimer ».
Bien préparer sa visite
Le palais, situé avenue Pierre-1er-de-Serbie dans le 16e arrondissement, face au musée d’Art moderne, se visite en une heure trente environ. Les informations pratiques, horaires et billets sont à vérifier sur le site officiel du Palais Galliera, les créneaux du week-end partant vite en période de fin d’exposition.
Conseil de visiteuse avertie : réserver un créneau en matinée et garder du temps pour les textes de salle. Dans une exposition de mode, le contexte fait la moitié de l’émotion, surtout quand il s’agit de vêtements portés comme des manifestes.
Questions fréquentes
Jusqu’à quand peut-on voir « Un vestiaire à soi » ?
L’exposition est présentée du 26 septembre 2026 au 14 février 2027 au Palais Galliera, ce qui laisse l’automne et une bonne partie de l’hiver pour la découvrir.
« Tisser, broder, sublimer » sera-t-elle prolongée ?
Aucune prolongation n’est annoncée par le musée : la date de fin affichée est le 18 octobre 2026. Ce samedi est donc bien le dernier jour.
Le Palais Galliera a-t-il une collection permanente ?
Non. Le musée conserve un fonds exceptionnel mais ne l’expose que par roulement, lors d’expositions temporaires, pour préserver des textiles très fragiles.








